Mon
Parcours
Je me suis longtemps sentie différente, un peu entre deux mondes.
Née en France et issue d’une famille d’origine turque, j’ai grandi entre des codes, des attentes et des standards souvent opposés. Cette dualité, je l’ai portée partout : dans mon identité, dans ma culture, dans mes choix, dans mon parcours.
Très tôt, j’ai suivi des chemins “à part” : le conseil en image à 22 ans, puis le coaching de vie à 26 ans. C’était déjà ma manière de chercher du sens, de comprendre l’humain, de me comprendre moi-même.
Mon enfance n’a pas été simple : blessures, traumas, manque de cadre. J’ai alors construit un cadre rigide, où je n’avais pas le droit à l’erreur, mais sans fondation solide, tout restait bancal.
J’ai vu plein de thérapeutes (psychologues, kinésiologues, astrologues, sophrologues etc.) très jeune pour chercher à me guérir, devenir meilleure, devenir parfaite. Cette illusion de devenir un être nouveau, sans aucun défaut, ou de chercher ce fameux déclic qui allait transcender ma vie.
Je cherchais ailleurs constamment la solution. Je pensais qu’un miracle allait se produire. Et rien de tout cela ne s’est passé ainsi.
J’ai aidé des centaines de personnes sur mon chemin, je me sentais alignée avec mon métier de coach. C’étaient d’ailleurs les seuls moments où je percevais la magie de la vie, ces instants où tu sens et sais que tu es profondément connectée à ton intuition et à ton génie.
Pour les autres, j’y arrivais.
Pour moi, non.
J’ai dévoré de nombreux livres de psychologie et de développement personnel, écouté une multitude de podcasts et testé des tas de solutions. J’ai donné beaucoup de mon temps aux autres et j’ai saturé.
J’avais l’impression de les faire avancer dans leur vie alors que la mienne stagnait. C’était frustrant. Et au bout d’un moment, j’ai perdu goût à tout cela.
J’ai dédié dix ans à l’accompagnement et j’ai tout stoppé net. Comme lorsqu’on arrache un pansement.
J’ai terminé mon accompagnement en cours et j’ai abandonné, avec difficulté, cet aspect de ma vie. J’étais submergée, mal dans cet environnement qui m’avait tant blessée petite. Je me sentais comme une plante qui essayait de pousser dans un terreau infertile.
Je suis alors partie au Portugal, laissant tout derrière moi.
J’ai appris à me retrouver, à me ressourcer près de l’océan et à vivre avec davantage d’insouciance. J’ai travaillé dans de grandes entreprises et tissé des amitiés que je n’aurais jamais eues dans mon cocon d’avant.
Et j’ai croisé le chemin de mon amoureux.
Puis la vie, après trois ans, m’a remise sur le chemin de l’accompagnement après l’arrêt d’un poste où je n’étais pas heureuse du tout, ni en adéquation avec mes valeurs.
Au début, j’ai accepté à reculons ce cadeau. J’avais peur de faire les mêmes erreurs, j’avais peur de me perdre en aidant les autres, j’avais peur d’échouer. J’avais peur aussi de retourner dans un chemin hors des sentiers battus. Mais au fond de moi, je savais que je ne savais faire que cela : accompagner, guider, transmettre.
Je suis donc de retour, mais avec une vision nouvelle : sans le « toujours plus » du développement personnel et sans l’idée qu’il faudrait retirer indéfiniment les couches de l’oignon.
Car à force de creuser, parfois, on tombe. Et parce qu’à force de creuser, parfois, on sombre.
Il n’y a pas de fin à la quête du « pourquoi », et c’est usant. Et il y a toutes ces injonctions qu’on te répète, sans que tu puisses vraiment les comprendre dans ton corps, dans ton être. Tu finis par croire que tu es en retard, que tu devrais être différente, et tu perds peu à peu la sensation d’être maîtresse de ta vie.
Tu glisses alors dans des schémas de dépendance en recherchant constamment la validation d’autrui.
Ce besoin constant d’être rassurée finit par étouffer la confiance en ton propre ressenti. Je l’ai connu.
Et je ne vais pas te dire quoi faire en tant que coach. Je vais t’aider à ouvrir le champ des possibles, à chercher les solutions en toi, à prendre conscience de tes besoins et, si cela est juste, à te partager mon expérience. Ensuite, ce sera à toi de décider de ta prochaine étape.
Tester, tomber, essayer, tester, avancer, avancer et retomber, faire cinq pas en arrière et avancer de dix, et finalement réussir à atteindre ton objectif.
Il arrive un moment où le vrai miracle, c’est d’apprendre à vivre avec ses imperfections, pas à se réparer perpétuellement, simplement à naviguer avec elles. C’est sortir de l’idéalisation de ce que tu serais sans tes blessures, tes schémas, ton vécu, et les accepter. Et c’est souvent de là que naît la guérison.
Bien sûr que nous travaillerons sur ton passé pour comprendre l’origine de certaines de tes croyances et dénouer ce qui t’empêche de te réaliser, mais pas pour y rester.
L’introspection est utile, à mes yeux, c’est un passage essentiel à réaliser avec un psychologue ou un thérapeute adapté. Mais il faut aussi savoir mettre fin à l’over-introspection et apprendre à vivre. Et comprendre que se dire sans cesse “je le ferai demain” ne t’apportera malheureusement rien, car demain, c’est déjà aujourd’hui.
Demain, c’est maintenant. Et rien n’est plus important que le présent.
C’est ce chemin-là que j’accompagne désormais : celui de passer de la tête au corps et de la réflexion à l’action.
Je fais ce métier parce que j’aime partager des outils concrets, sur mesure, qui rendent la vie plus douce et plus facile. Ce sont les petites actions quotidiennes qui créent le changement.
Parce que je crois qu’on peut réussir sans se perdre et guérir sans s’effacer. Et surtout, qu’on avance toutes avec son propre timing.
Aujourd’hui, j’accompagne les femmes à se faire confiance et à se mettre en mouvement sans se surcharger de théories. Je les invite à prendre conscience du fait qu’elles savent déjà tout, au fond d’elles, et que rien n’est plus précieux que leur propre intuition.
Alors, si tu en es à ce point où tu veux sortir du brouillard mental, de cet état de figement où tout semble bloqué, reprendre ta souveraineté et avancer vers ce que tu souhaites, je serai ravie de de t’aider.
Avec toute ma douceur,
